24 octobre 2026

Soirée d’inauguration du 22 octobre 2026

 

L'inauguration du musée virtuel Richelieu terre de cinéma organisée à la Mairie de Richelieu a fait salle comble ce jeudi 22 octobre. Après les allocutions d'ouverture d'Etienne Martegoutte puis de Bernard Gaborit, la présentation de la genèse du projet par Geneviève Sellier, le site internet du musée virtuel a été dévoilé sur grand écran et nous avons pu en explorer les différentes pages et rubriques.
 Rappelons qu'il est le résultat d'un projet financé par le budget participatif du Conseil départemental d'Indre et Loire et qu'il est l'aboutissement d'un long investissement du groupe Cinéma depuis janvier 2025. 

Bernard Gaborit au côté d'Etienne Martegoutte maire de Richelieu, Jean-René Thomas maire de Luçon et Laurent Baumel député.

Allocution d'ouverture de Bernard Gaborit

Nathalie Vigneau CCTVV vice-présidente Tourisme, Culture et Patrimoine
Peggy Casterman vice-présidente Affaires Culturelles à la mairie de Richelieu

Lancement du musée virtuel par Geneviève Sellier

Une salle comble pour assister au lancement de notre musée virtuel 

TEXTE DE PRESENTATION DE GENEVIEVE SELLIER

"En tant qu’historienne du cinéma français, je connaissais déjà un certain nombre des films et téléfilms de fiction qui sont documentés sur le site de notre musée virtuel, mais c’est seulement à l’occasion de la conférence de Gérard Coulon à Richelieu le 25 février 2024 que j’ai découvert que certaines de leurs séquences avaient été tournées ici. Prenant conscience du nombre conséquent, une quarantaine, de tournages effectués dans le Richelais, le petit groupe de cinéphiles qui s’est formé dans le cadre de l’association Richelieu 17/21 a décidé à l’issue de cette conférence de construire un projet qui aurait la double fonction de raviver la mémoire de ces tournages et d’en susciter de nouveaux pour valoriser ce patrimoine architectural et paysager exceptionnel. La faisabilité du projet s’est dès le début appuyée sur l’existence des archives photographiques de Jean-Claude Aubineau, décédé en 2019, correspondant de la Nouvelle République des années 70 aux années 2000, archives auxquelles sa famille nous a généreusement donné accès. Et l’énorme travail de documentation déjà accompli par Gérard Coulon, qui fut conservateur en chef des Monuments et Musées en Touraine de 1999 à 2003, pour son livre La Touraine au cinéma, a grandement facilité notre entreprise.

L’idée d’un musée virtuel s’est imposée à nous, à la fois pour sa légèreté par rapport aux contraintes d’un lieu, et parce qu’Internet est le support le plus approprié pour des images animées. Mais la conception d’un site internet destiné au grand public a un coût et nous avons décidé de présenter notre projet au budget participatif d’Indre et Loire, avec succès, puisque le musée virtuel a été un des trois lauréats en 2024 sur le canton de Sainte-Maure de Touraine. S’est alors mise en place une petite équipe – nous sommes une douzaine –, qui pendant deux ans, a travaillé à rassembler les archives orales, écrites, photographiques et filmiques, pour nourrir le site de ce musée virtuel, lui donner une forme attractive pour le grand public mais aussi pour les professionnel·les susceptibles de venir tourner dans le Richelais.

Dès 2025, nous avons répondu, également avec succès, à l’appel à projet de la communauté de commune pour valoriser la gare de Richelieu pendant les trois mois d’été : notre exposition visait à redonner vie au passé cinématographique de l’ancienne gare de Richelieu en la transformant en un lieu de mémoire vivant et dynamique. Intitulée « La gare fait son cinéma », l’exposition a attiré plus de 1500 visiteurs, entre août et septembre 2025. A cette occasion, nous avons conçu une vidéo de 10 mn que vous pouvez voir sur le site.

Le musée virtuel s’accompagne d’un parcours connecté fait de panneaux et de pupitres qui ponctuent les lieux emblématiques de la ville de Richelieu, des villages alentour et les gares de la voie verte. Sur chaque site, des panneaux équipés d’un QR code permettent aux promeneurs d’ouvrir instantanément sur leur smartphone les scènes de films tournées à l’endroit exact où ils se trouvent. Ce travail de fourmi fait dans l’enthousiasme par des bénévoles pour la plupart novices dans le domaine des archives et de la conception d’un site internet, nous sommes fièr·es de vous le présenter aujourd’hui, en espérant qu’il suscitera de nouveaux témoignages et de nouvelles archives qui viendront enrichir le site.

Nous avons identifié 14 films et 26 téléfilms dont au moins une séquence a été tournée dans le Richelais. Le film le plus ancien, Les Trois Mousquetaires, est un feuilleton de 14 épisodes d’une heure, tourné en 1921 par Henri-Diamant-Berger en décors naturels, ce qui est très novateur à l’époque pour un film à costumes ; longtemps réputé perdu, les films sont retrouvés en 1998. Une version restaurée et sonorisée sortira en dvd en 2001. Mais, il y a ensuite un écart de 40 ans avec le téléfilm tourné en 1965, une version du Mystère de la chambre jaune, réalisée par Jean Kerchbron avec le jeune Claude Brasseur. À ce jour, faute d’archives, nous ignorons si d’autres tournages ont eu lieu entre 1921 et 1965. Avis aux historien·nes amateur·ices !

La période la plus faste que nous avons pu documenter grâce aux archives Aubineau, va de 1974 à 2013, et correspond à la période où l’association de cheminots l’AJECTA puis la TVT – l’association des Trains à Vapeur de Touraine – permettent la réouverture de la ligne Richelieu-Chinon longue de 20 km, créée en 1884 et qui avait cessé de fonctionner en 1971 pour le trafic régulier de voyageurs. Un petit train touristique circulera les week-ends d’été avec l’autorail « La Richelaise » et une locomotive à vapeur. Celle-ci fera aussi le bonheur des films historiques pendant 40 ans jusqu’à la fin de l’exploitation de la ligne en 2004. La ligne de chemin de fer a été transformée comme vous savez en voie verte inaugurée en 2018.

Pendant quarante ans, ce sont surtout des films et des téléfilms historiques qui ont été tournés ici, sur la guerre de 14-18 en particulier, avec des scènes de départ ou de retour des soldats du front, comme dans La Main coupée, d’après Cendrars avec Patrick Préjean ; dans Les Fiançailles de feu, avec Pierre Malet et Annie Cordy ; dans Marthe de Jean-Louis Hubert avec Guillaume Depardieu et Clotilde Courau ; dans Les Destinées sentimentales d’Olivier Assayas, avec Charles Berling, Isabelle Huppert et Emmanuelle Béart ; dans Le Champ Dolent, téléfilm d’Hervé Baslé ; ou sur la guerre de 39-40 et l’occupation allemande dans le téléfilm américain Au loin la liberté avec Peter O’Toole et dans Laissez-passer de Bertrand Tavernier avec Jacques Gamblin ; mais aussi de nombreuses fictions d’époques diverses mettant en scène l’arrivée ou le départ des protagonistes, comme dans Tess, de Polanski avec Nastassja Kinski, dans Van Gogh de Pialat avec Jacques Dutronc, dans Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz d’après Proust, dans la seconde version du Mystère de la chambre jaune, tourné en 2002 par Bruno Podalydès.

Nous avons souhaité en partenariat avec l’association du Cinéma Le Majestic rendre une actualité à ce passé cinématographique avec un cycle Richelieu terre de cinéma, qui programme une fois par trimestre un grand film tourné à Richelieu, présenté par nos soins. Après Van Gogh le 16 aout 2025, Le Temps retrouvé a été projeté le 30 mai dernier et Tess en plein air le 14 aout. Ce samedi 24 octobre à 18h, vous pourrez voir ou revoir Les Destinées sentimentales d’Olivier Assayas.

Chaque fois, la gare de Richelieu change de nom : Egdon Halt dans Tess, Auvers sur Oise dans Van Gogh, Roumilly les Rivières dans Les Fiançailles de feu, Le Croisic dans Marthe. Bien entendu, il n’y a pas eu que des films historiques prestigieux : citons un nanar particulièrement déjanté : Bons baisers de Hong-Kong avec les Charlots, où on assiste à un formidable carambolage entre un train, une voiture et un avion, filmé près de Ligré.

Le paradoxe évidemment c’est que Richelieu ait été choisi pendant quarante ans le plus souvent pour sa gare et sa locomotive et non pour son architecture unique en France ! Maintenant que la ligne de chemin de fer n’existe plus, nous espérons que le 17e siècle reprendra ses droits, pour susciter des fictions situées à cette époque, dans cette ville nouvelle inchangée depuis sa création par le Cardinal, mais aussi dans tout le Richelais, remarquable par la beauté et la variété de ses paysages et de ses sites : châteaux, manoirs, moulins, lavoirs, vignobles, rivières, étangs, sans parler des bâtiments et friches industrielles, vestiges du XXe siècle.

Je laisse maintenant la parole à Marie-Pierre Ferrand et Raphaële de Hugo, qui vont vous inviter à explorer le site de notre musée virtuel."

Découvrir le site www.richelieu-terredecinema.fr/


Quelques photos de notre soirée à la Teinturerie...









5 octobre 2026

Invitation à l’inauguration du Musée virtuel "Richelieu terre de cinéma »

 

Chers membres, nous avons le plaisir de vous faire part de notre événement du 22 octobre 2026.

Pour la bonne organisation de la soirée, nous vous remercions de votre retour impératif avant le 12 octobre.



23 septembre 2026

Journées du Patrimoine 2026

 

Retour en photos sur notre participation aux journées du Patrimoine 2026 :

Le 4è Rallye Equestre des Châteaux du pays de Richelieu organisé avec EquiLiberté37

Traversée de Richelieu pour les cavaliers et attelages




Etape gourmande au Domaine de la Garrelière





Accueil au Grippault


Ouverture des cours des Hotels particuliers de la Grande Rue









Concert d'orgue et de trombone organisé par les Amis de l'orgue de Richelieu




26 août 2026

Rencontre du 23 août à Lerné

 

Notre Rencontre estivale qui nous a mené jusqu’à Lerné s’est déroulée en deux temps :
Nous avions tout d’abord rendez-vous au musée Picroboule pour découvrir la boule de fort, sport local pratiqué dans le Val de Loire. Son origine exacte reste mystérieuse mais pourrait remonter aux mariniers de la Loire qui jouaient sur leurs bateaux…

La piste de la salle de Lerné vient d’être refaite
La boule de fort se joue sur une piste incurvée, en résine. On y joue chaussés de pantoufles.
Initiation avec la présidente de l’association de Lerné…
Point gagnant ! 


L’après-midi s’est poursuivie par la visite du château de Chavigny. Construit par Pierre Le Muet pour Claude Bouthillier, surintendant des finances de Louis XIII, il a été détruit en 1833, à l’exception de quelques vestiges dont la très belle chapelle que nous avons visitée en compagnie de Catherine de Soyres, propriétaire des lieux. 
Le porche d’entrée de l’ancien château 
L’entrée du pavillon d’angle sauvegardé avec son escalier monumental
L’escalier à noyau évidé est caractéristique des grands escaliers d’apparat de cette époque
L’entrée de La Chapelle Notre Dame 
Les murs et la voûte ont été magnifiquement sculptés, la toile du plafond représente le couronnement de la Vierge 
Demeure reconstruite au XIXe pour remplacer le château démoli.
photo @Hélène Barret
Merci aux propriétaires des lieux pour leur accueil !